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Mathilde L'Azou

Je vous propose de revenir en images sur la saison 2019.

 – LE SUCCES –

Et bien voilà, c’est fait. Si courtisée, si attaquée, si attendue par tout un peloton. La ligne ne s’offre qu’à un seul, elle est difficile, elle est capricieuse. Tant d’efforts, pour une seule ligne supplémentaire au palmarès. On ne retient que le nom du vainqueur. A l’exception notable du Tour, où l’on retient également ses guerriers qui ont fait vibrer les cœurs et les chaumières pendant ces trois semaines. Le reste de l’année, on ne retient que celui qui franchit cette fameuse ligne le premier. Que l’on s’appelle Julian à Tirreno, Warren au championnat de France, Edvald au Dauphiné et bien d’autres encore. Face à cette ligne, on est si petits et si grands. Car c’est elle qui change le cours d’une carrière, d’une vie parfois.

 

 

– LE DEPASSEMENT DE SOI –

Toucher ses limites, et les dépasser – Saison après saison, le niveau moyen du peloton monte d’un cran. Chaque victoire est difficile à obtenir, et est convoitée par un groupe de favoris de plus en plus fourni. Ce qui pousse à atteindre ses propres limites. Et les repousser, sans cesse, à force de travail et d’abnégation. En plus de savoir bien rouler, il faut désormais bien manger, bien dormir, bien récupérer, bien s’hydrater, être massé, n’avoir aucune carence… on ne s’en rend pas compte vu de loin, mais chaque action du quotidien est tournée vers un objectif. Cette spirale du « toujours mieux » en entraîne une autre : celle du « toujours plus loin » dans la douleur. Car c’est ce qui fera la différence, au plus haut niveau.

– ABNÉGATION –

Le cyclisme se pratique en extérieur, avec les risques que cela comprend. Cette année le peloton n’a une nouvelle fois pas été épargné par les chutes et les conditions météos défavorables. Qu’il pleuve, qu’il neige, que l’on perde 25 degrés entre le départ et l’arrivée… ces guerriers restent juchés sur leur monture et rallient la ligne. Même en ayant chuté, en ayant le maillot déchiré, en souffrant plus que d’habitude. Je suis toujours admirative, voire parfois inquiète, de leur capacité d’abnégation, d’aller toujours plus loin dans la douleur, ou malgré celle-ci. Cela donne toujours des moments particuliers quand ils rejoignent le bus une fois l’étape terminée. Parfois avec le sourire, parfois le moral dans les chaussettes. Mais avec toujours cette même envie de repartir le lendemain.

– DANS LE BUS –

Certainement l’un des endroits les plus importants pour les coureurs. Un repère, quand sur une course à étapes les villes s’enchaînent sans avoir le temps de s’y arrêter. Un refuge, après la course, pour rentrer à l’hôtel et terminer cette dure journée. Une bulle, quand vient le moment du briefing, quand vient le moment de se concentrer avant de prendre le départ, quand vient le moment de rentrer dans sa bulle. Rires, moments de complicité, concentration, frustration, déception, tristesse… parfois, tous ces sentiments se mélangent. Des moments de vie, uniques.

– A VOUS –

A vous, proches, passionnés, amis, frères, sœurs, enfants, supporters. A vous qui faites des heures de route pour quelques minutes avec la personne que vous chérissez. A vous, qui êtes là quand ça va, mais surtout quand ça ne va pas. Quand à l’abri des regards, il faut trouver les mots, avoir les gestes qu’il faut. A vous, qui supportez ce sport, admirez et surtout respectez ceux qui arborent le maillot de leader. A vous, sans qui cet univers ne tournerait pas bien rond. ❤

6 comments on “– BEST OF 2019 –

  1. Aude Morin dit :

    Merci Mathilde pour ce retour en images et les mots justes que tu y joins, ton regard vrai et bienveillant.🤩
    Félicitations pour ton excellent travail, ton oeil, ta vision mettent une lumière toute particulière sur notre sport 😉

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    1. Mathilde L'Azou dit :

      Merciiii Aude, trop trop gentille ! A bientôt j’espère pour une petite sortie bike !

      J'aime

  2. Pfeuty dit :

    Bonjour Matilde,
    merci pour ce retour, j’aime vos commentaires, vos analyses et vos photos, c’est toujours un plaisir de vous lire. Le vélo j’y baigne depuis 50 ans j’en ai bientôt 70, avec un ex mari coureur, un papa qui me menait sur courses gamine, et la télé bien sûr . Vivant en Isère chaque année je suis sur le Dauphiné, le tour Rhône Alpes Isère. Le tour de France minimum 1 étape. L’été dernier il est passé chez moi dans l’Aisne. Eurosport est ma chaine préférée, et l’équipe 21. Continuez comme les coureurs à nous faire rêver. Tout ça pour vous dire que je vous aime bien.
    Cordialement.
    Claudine

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    1. Mathilde L'Azou dit :

      Bonjour,

      un grand merci pour votre commentaire, qui me touche beaucoup.

      J'aime

  3. Belle page. Félicitations.

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    1. Mathilde L'Azou dit :

      Merci beaucoup !

      Aimé par 1 personne

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