J’ai testé… “Les 250 itinéraires les plus beaux de France, avec Strava”

Il y a quelques mois, j’ai eu le bonheur de recevoir le nouvel ouvrage de Claude Droussent, qui recense les 250 plus beaux itinéraires de France, conçus grâce à l’application Strava. Avant de vous en parler, j’ai pris le temps de réaliser quelques parcours qui m’intéressaient, et de vous donner ma version de ces tracés, adaptés aux cyclistes féminines, ainsi que mes bons plans.

Les hauteurs du Bourget, par Guillaume Bonnafond

La sortie

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Cette sortie est proposée par l’ancien coureur professionnel Guillaume Bonnafond. Au programme : 83km, 1500m de D+ et une vue à couper le souffle. Au programme, un tour du lac bien élargi en allant jusque Yenne, avec ascensions du Col du Chat et de la Chambotte. Le parcours vaut le coup d’oeil, avec cette magnifique vue sur le Lac du Bourget. Le col du chat dure 7.2km depuis le Bourget du Lac, avec un pourcentage moyen de 5.6%. Les deux derniers kilomètres montent un peu plus, avec des pentes allant jusque 8%. La Chambotte depuis Chindrieux est plus difficile, avec ses 6 kilomètres à 8%, souvent abrités du vent et une route qui ne rend pas beaucoup. Mais là encore, la vue vaut le coup d’oeil.

Ma sortie

Il fait (très, voire trop) chaud quand je me décide de tenter ce parcours. Habitant alors Chambéry, je descends vers le Bourget. Le col du chat est assez facile, donc je gère comme d’habitude mon ascension à mon petit rythme, en veillant à ne pas me fatiguer car derrière je sais ce qui m’attend (en l’occurence, la Chambotte). Au sommet, je prends un peu peur car j’ai déjà un bidon de vide et… Je ne sais pas où se trouvent les fontaines du côté de Yenne. Bien que le coin soit joli, je préfère ne pas risquer une déshydratation, et donc je continue ma route vers Ontex. Les routes sont peu empruntées par les voitures, et la vue sur le lac est incroyable. Après plusieurs kilomètres de descente puis de plaine, j’arrive au pied de la Chambotte. Je commence doucement, pour arriver sans trop de problèmes au sommet du col, dont l’autre versant est quand même beaucoup plus facile ! Là encore, même si le panorama est différent et que nous sommes dans les terres, le calme et la vue rendent très agréables le retour vers Chambéry.

Mon conseil

Ne partez pas trop vite dans le col de la Chambotte. Ce col est assez traître, car il n’y a quasiment pas de virages. En ligne droite quasiment tout le temps, vous avez l’impression de ne pas avancer, et donc, instinctivement vous allez vouloir aller plus vite. C’est une erreur à ne pas faire…

Mon bon plan

Pour en prendre plein les yeux, allez à l’abbaye de Hautecombe, ou arrêtez vous dans le dernier virage de la Chambotte. La vue est incroyable quand il fait beau, et vous donnera envie d’y revenir.
Pour les plus gourmands, l’été vous pouvez trouver beaucoup de marchands de glace sur l’esplanade d’Aix Les Bains. Faites une pause fraîcheur, vous l’aurez bien méritée !

NB : A noter qu’il existe une autre sortie, avec plus de dénivelé et de kilomètres, proposée par Samuel Dumoulin. Voici le lien pour accéder au parcours.

Montagnes et vignobles, par Clément Chevrier

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La sortie

Ce parcours est proposé par Clément Chevrier, grimpeur de l’équipe AG2R La Mondiale, et spécialiste du vin. Le tracé est difficile, mais la vue entre les deux cols de la journée en vaut clairement le détour. LA sortie à réaliser quand on veut découvrir les environs de Chambéry, mais qu’on a déjà vu le lac du Bourget. Il n’y a pas beaucoup de voitures, si ce n’est sur la route départementale qui sépare Chapareillan de Montmélian.

C’était clairement la sortie qui me faisait le plus peur. Je monte le Granier régulièrement, mais le Marocaz, par cette phase, me terrifiait car ma précédente tentative s’était avérée être un échec (je n’avais plus d’eau, et sans aucun repère, j’ai fait demi-tour… à deux kilomètres du sommet). J’ai attendu d’être accompagnée par un ami pour pouvoir réussir ce challenge.

Le Granier, en passant par Saint-Cassin, dure 15.3 kilomètres avec une pente moyenne de 5.3%. Le début est assez dur, mais une fois le panneau “9 kilomètres du sommet” passé, le rythme est pris et l’ascension devient plus simple. On retrouve des pentes plus raides à deux kilomètres du sommet, avec une moyenne de 7%. La descente vers Chapareillan est assez technique, mais avec de la prudence et de la concentration, elle se fait facilement.

Arrive le Marocaz, après une vingtaine de kilomètres dans la plaine. Au programme, 9.3km à 7.4% de moyenne, et une pente maximale à 10.2%. La route ne rend absolument rien, ce qui rajoute de la difficulté car on a l’impression de ne pas avancer. Il n’y a aucun repère kilométrique sur la route. Les premiers kilomètres sont extrêmement raides, il faut savoir bien gérer son allure et ne surtout pas forcer. Un petit replat de 500m est appréciable après quatre kilomètres de montée, avant de repartir vers le sommet.

La descente du Marocaz est elle aussi un peu technique, mais le paysage vaut le coup d’oeil !

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Ma sortie

Il faut beau et chaud en cette fin du mois d’août, et je suis heureuse de tenter ce challenge dans de bonnes conditions. L’ascension du Granier se passe assez bien, Pierre-Yves me donne le tempo, avant de me lâcher lamentablement dans les deux derniers kilomètres. Je sais que tant que je suis capable de tenir une conversation, c’est que je ne suis pas dans le rouge, alors je veillais à parler tout le long de la montée, à me mettre en danseuse pour me soulager un peu… Je termine l’ascension à mon allure, sans forcer, car je sais ce qui m’attend ensuite. Résultat, 1h08 d’ascension, record battu !
Je suis très à l’aise en descente, alors je prends les devants, jusque Chapareillan, où le vent de face sur la départementale nous accueille… J’attends alors mon acolyte pour qu’il prenne le vent, et que je m’abrite derrière. Arrive le Marocaz. Celui que je crains. Pour ne pas m’enflammer, je demande à Pierre-Yves de partir à son rythme, de faire sa montée sans se soucier de moi afin que je me gère.

Mon conseil

Le col du Granier est un col long, mais qui se grimpe aisément car ses pentes sont régulières. Attention à ne pas trop vous enflammer quand vous entamez ses pentes, car le retour de flambeau sera terrible dans le Maroccaz…

Autre conseil, sur la route qui vous mène au Maroccaz, à Montmélian, se trouve une fontaine. On peut y lire un panneau “eau non traitée”, mais sachez qu’elle est potable, et qu’il s’agit du dernier point d’eau directement sur votre route avant l’ascension. Alors prenez le temps de vous arrêter quelques secondes pour refaire le plein, vous ne le regretterez pas.

Mon bon plan

Le Lac Saint-André est bien moins connu que son acolyte du Bourget, il y a donc moins de monde. Faites un petit détour, pour profiter de son eau chaude, et de son panorama en plein milieu des vignes, entre le Granier et les Bauges.

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