BEST-OF DE LA SAISON 2018

Je vous propose de vous revivre la saison 2018 à travers quelques clichés que j’ai pu prendre, de Sharjah au Chrono des Nations en passant par le Tour et le Dauphiné…

CHAPITRE III : LA HAUTE ROUTE

Sur la ligne de départ, se côtoient coureurs élites et cinquantenaires bien affûtés. Les défis ne sont pas les mêmes : certains se joueront les premières places du classement général, ainsi que le gain de l’étape. Les autres se battront pour terminer tous les jours dans les délais. Et ce n’est pas si simple.

Je pense que je resterais marquée par les rencontres que j’ai pu faire au cours de cette semaine. Je crois que je commençais à être trop formatée par les courses professionnelles sur lesquelles j’ai l’habitude de travailler. Hôtel, briefing, présentation des équipes, course, arrivée, massage. Telle est la journée normale au sein d’une épreuve professionnelle.

Ici, c’est un monde totalement différent. On roule avec du poil aux pattes, les vélos sont parfois trop grands (mais tous très beaux soit dit en passant). On roule en tenue complète d’équipe professionnelle, ou bien on se vêtit des dernières tenues achetées la veille au village de l’épreuve. Ici, le temps d’une semaine, tous ces passionnés de la petite reine sont comme englobés dans le monde des pros.

Et puis, quel plaisir de pouvoir rouler sur ces routes si mythiques. D’emprunter ces cols qui ont forgé la légende du Tour de France, et surtout de prendre le temps de s’y arrêter. Un ravito au sommet du Tourmalet. Un autre dans l’Aubisque. Puis près d’un clocher dans un petit village perdu. Sur le Tour, on ne se rend pas forcément compte de la richesse des paysages qui nous entourent. Du moins, on n’en prend pas le temps. C’est dommage, mais difficilement possible.

 

CHAPITRE II : UNE SAISON AU SEIN DU TEAM COFIDIS

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Cette année j’ai eu la chance de pouvoir vivre au sein du Team Cofidis. Je les ai suivis à leur stage en janvier en Espagne, sur Paris-Nice, Paris-Roubaix, mais aussi le Critérium du Dauphiné et le Grand Prix de Plouay. De quoi découvrir de l’intérieur le fonctionnement d’une équipe. Ses moments de joie, après de bonnes performances, comme de tristesse, après une chute ou une désillusion. Je ne les remercierai jamais assez pour cette expérience qui m’a permis de découvrir de très près le très haut-niveau. J’ai pu découvrir que du briefing au massage, en passant par le ravitaillement ou dans le bus, rien n’était laissé au hasard.

Etre cycliste professionnel n’est pas donné à tout le monde. Cela implique une rigueur exemplaire, en course comme à l’entraînement, au sein de l’équipe comme dans la vie quotidienne. Les moindres détails d’une préparation (entraînement, alimentation, récupération), sont étudiés, remis en question chaque saison afin que chaque coureur puisse exprimer le maximum de ses capacités.

Cette saison était celle du renouveau pour le Team Cofidis. La formation, désormais dirigée par Cédric Vasseur, compte en cette fin d’année pas moins de 23 victoires (en comptant celles dans le classement général de la Coupe de France, individuel et par équipes). J’ai été heureuse d’en être un témoin privilégié. Vivement la saison prochaine !

CHAPITRE I : IMMERSION AU PAYS DE SHARJAH

Ici, le cyclisme n’est rien de ce que l’on connait sur le continent européen. Ce n’est pas pour autant que c’est une mauvaise chose. Certes, il n’y a pas beaucoup de monde sur le bord des routes. Mais j’en ai toujours vu plus que sur la dernière édition, en 2016. Aux Emirats, les gens ne sont pas passionnés de vélo. Ils ne connaissent pas Peter Sagan (et honnêtement ils s’en fichent pas mal que Bryan Coquard ou Rebellin soient au départ). En revanche, ils sont curieux. Pendant ces quatre étapes, j’ai traversé de nombreux villages, de nombreuses villes. A chaque fois, il y avait du monde sur le bord des routes. Pas pour la course en premier lieu, certes, mais ces personnes sont quand même restées, intriguées. Lors de la 4e étape, qui se déroulait en circuit, beaucoup sont restés sur les barrières, du départ de la course amateurs à 7h du matin, jusqu’au podium final à 13h.

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Je garderai en mémoire cette petite fille, qui s’était postée sur un rond-point avec sa chaise et son père non loin de là. Tous les tours, elle n’encourageait pas les coureurs, mais elle les regardait avec un énorme sourire. Il n’était pas difficile de voir que c’était pour elle la première fois qu’elle voyait ce genre de spectacle.

Non, tout n’était pas parfait. Mais je trouve que ça a du bon, cela nous force, coureurs, staff, photographes, à remettre en question notre pratique, qui est trop souvent la même en Europe et ailleurs dans le monde. Le directeur de course, qui évoluait pour la première fois à ce niveau, s’est rendu sur le Tour de l’Ain pour apprendre les ficelles du métier. On ne peut pas demander à ces épreuves émiraties, qui restent tout de même « petites » à l’échelle des Grands Tours ou même des courses d’une semaine, de ressembler à celles qu’on a l’habitude de couvrir.

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