Le renouveau des Cycles Bertin

Comme vous avez pu le voir sur mes différents réseaux, je roule depuis quelques mois déjà sur un C75, des Cycles Bertin. L’occasion pour moi de tester un vélo de qualité et fait sur mesure, mais aussi de me plonger dans l’histoire de cette marque qui est désormais de retour au premier plan.

Pour ceux qui ne connaissent pas la marque, petit retour dans le passé. Les Cycles Bertin ont été créés par André Bertin, l’ancien coureur calaisien, en 1946. Pendant plus de cinquante ans, la marque nordiste a été parmi les plus prisées. Mais sa qualité et son succès n’ont pas empêché son abandon, au début des années 2000. Il a fallu attendre 2016 pour que Mickaël Bertin redépose le nom, et relance la production de cycles Bertin.

Ce qui m’a plu (et qui me plaît toujours) dans cette aventure, c’est que Mickaël travaille en famille. Son fils, Mathieu, et son épouse, Audrey, travaillent également au renouveau de la marque. C’est une entreprise familiale, qui a une réelle histoire. Comme l’explique Mathieu, “La marque Bertin fait partie du patrimoine cycliste français. Sans parler du lien de parenté éloigné, il n’était pas possible pour nous de laisser cette marque à l’abandon. Beaucoup d’anciens ont commencé à rouler sur des vélos Bertin et aujourd’hui nous avons beaucoup de messages de soutien car les gens sont content de revoir la marque”.

CYCLES BERTIN

Autre point fort : presque toute la conception du vélo se fait dans leur atelier, à Quimper (Finistère), de la création, en passant par l’assemblage… Ce qui donne un rendu propre à chaque client. Les Cycles Bertin ne proposent pas que des vélos de route destinés à la compétition ou à la pratique sportive. Il y a désormais des VTT, des vélos avec assistance électriques, mais aussi des “gravel”. De quoi ravir beaucoup de pratiquants, quelque soit leur niveau et leur degré d’implication.

L’IMPLICATION DANS LE CYCLISME FEMININ

Je ne suis pas la seule fille à être aidée par les Cycles Bertin. Fanny Zambon en est la meilleure ambassadrice. Championne de France espoirs, la Grenobloise est régulièrement sélectionnée en équipe de France. Elle incarne à elle seule le souci du cyclisme féminin aujourd’hui : un univers qui est en train de se développer, mais qui peine encore à permettre à ses jeunes de se professionnaliser. Les Cycles Bertin ont décidé d’accompagner Fanny, qui est actuellement en école d’ingénieurs à Grenoble, afin de l’aider à concilier au mieux sport de haut-niveau, et études.

“Nous suivons les courses depuis des années, et nous voyons de plus en plus d’épreuves féminines annulées. Les hommes ont plus facilement des vélos prêtés par leur club. Chez les filles, c’est quasiment impossible. Nous avons décidé d’aider les filles, comme Fanny. A notre petit niveau, certes, mais si tout le monde faisait pareil… Nous avons mis plusieurs vélos à disposition cette année, et nous sommes également partenaires d’un challenge féminin en Bretagne”, explique Mathieu Bertin.

LE TEST DU C75

Il faut l’avouer, mon niveau est bien maigre comparé aux cyclistes qui courent tous les week-ends. Et pour autant, je roule sur un C75, qui était utilisé l’an passé par l’équipe Bertin, auteure d’une belle saison 2017. La force de ce cadre, c’est qu’il est très polyvalent, et qu’il s’adapte aussi facilement au gabarit des hommes comme des femmes.

Le C75 s’adapte très bien pour toutes sortes de pratique. Que ce soit sur le plat, sur un terrain vallonné, ou en montagne… Il est extrêmement léger (le cadre pèse seulement 790 grammes), ce qui au début surprenait beaucoup de coureurs avec qui j’ai l’habitude de rouler. Les vitesses se passent très simplement. Qu’importe le temps passé dessus, il est très confortable, et maniable en descente. Dès les premiers coups de pédale, j’ai su que j’allais adorer rouler sur ce modèle. Quelques mois plus tard, me voilà à enchaîner des sorties de plus en plus longues, à tenter des cols… A un niveau moindre, mais je vois la progression au fil des semaines. Et c’est ce qui me motive encore plus.

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D’un aspect esthétique, forcément, le C75 m’a beaucoup plu. Mathieu Bertin explique en quoi sa conception est unique : “ Aujourd’hui on retrouve beaucoup de marques dans la grande distribution, on choisit son vélo sur un catalogue. Donc parfois, on n’a pas le choix de la couleur, par exemple. Nous, on fait du montage à la carte, comme il y a trente ans. Le client choisit son cadre par rapport à sa pratique, la couleur qu’il souhaite… Il repart au final avec SON vélo”. Pour moi, c’est un C75 rose fluo et… fluorescent. Et le vôtre ?

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