Coup de gueule : Sauvons les soldats du peloton

Que ne fût pas ma (mauvaise) surprise en lisant le Parisien hier, et cet article annonçant le futur incertain de l’équipe cycliste de l’Armée de Terre… Un avenir qui s’écrit en pointillés, mais qui est tout à fait inacceptable. Je m’explique.

Je connais l’Armée de Terre et ses dirigeants, à commencer par David Lima Da Costa, depuis au moins six ans. J’y ai vu passer les Julian Alaphilippe, Benjamin Thomas… Je suis allée en caserne plusieurs fois avec eux, pour y faire des reportages. Pour prendre des photos de l’intérieur, comprendre le fonctionnement de cette équipe si particulière. Et maintenant que j’ai vu, maintenant que j’ai compris, je trouve inacceptable le fait de voir cette formation incertaine de repartir en 2018. Voici mes raisons, libre à vous de les comprendre, ou de les partager.

PARCE QUE CE MAUVAIS TIMING PEUT ENGENDRER UNE CATASTROPHE

Tout d’abord pour des raisons de timing. Nous sommes mi-novembre. L’équipe n’a toujours pas déposé son dossier d’enregistrement auprès de la Ligue nationale de cyclisme. D’après Le Parisien, elle dispose d’un délai pour pouvoir le faire. Si l’équipe ne repart pas, quid du staff ? Quid des coureurs (une vingtaine tout de même) ? Tous ne retrouveront pas une équipe. Combien de personnes vont-elles rester sur le carreau, faute d’avoir pu rebondir ? L’article a été publié hier, qu’apparaissent déjà les premières demandes sur les réseaux. « Peut être que la force des réseaux sociaux va moi aussi pouvoir m’aider a retrouver une équipe pour 2018! (…) S’il reste une place quelque part…À bon entendeur » peut-on lire. Et c’est dramatique. Que ce soit pour les coureurs expérimentés, capitaines de route et excellents coéquipiers, mais aussi du côté des jeunes pousses… Et les recrues, comment faire si la situation ne se débloque pas ?

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PARCE QUE LA MEILLEURE EQUIPE DE 3E DIVISION MONDIALE NE PEUT PAS S’ARRETER

Là aussi, ce serait une catastrophe. C’est peu de dire que l’Armée de Terre a réalisé cette saison la plus belle année depuis sa création en 2011, et son passage chez les pros en 2015. 24 succès, dont le Tour du Finistère, le Tro Bro Léon, une étape du Tour du Luxembourg… Mais aussi plusieurs titres mondiaux sur piste, notamment grâce à Benjamin Thomas (omnium et américaine) mais aussi Morgan Kneisky (américaine). Bref, les hommes aux maillots couleur treillis ont réalisé leur meilleure saison, et de loin. Au classement Europe Tour, l’Armée est 9e au classement par équipes, et surtout 1ere de 3e division au niveau mondial. Qu’une telle aventure s’arrête serait bien triste pour cette équipe, mais aussi pour le peloton français. Et l’Armée soutient également d’autres pistards, comme Kévin Sireau ou encore François Pervis…

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PARCE QUE L’ARMEE DE TERRE PERMET UNE RECONVERSION…

L’Armée de Terre a toujours fonctionné de façon unique par rapport aux autres équipes. Là-bas, les coureurs sont avant tout des soldats. C’est pour cela qu’ils font leurs classes tous les hivers, et que leur camp de base se situe à la caserne militaire de Saint-Germain-en-Laye. Ce qui fait que les salaires ne sont certes pas mirobolants au sein de cette formation, mais au moins chaque coureur qui entre au sein de l’équipe, peut ensuite espérer une reconversion dans l’Armée. Parachutiste, éducateur sportif, conducteur… Tous les postes sont possibles, et dans le sport, cette possibilité d’évoluer au plus haut-niveau tout en ayant une porte de sortie, un gilet de sauvetage, est une chance non-négligeable.

Et il faut le dire, cette équipe cycliste offre une belle vitrine à l’Armée…Une publicité quasi-gratuite tous les week-ends en saison, plus à la télévision, dans les journaux, sur les réseaux sociaux…

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PARCE QUE CETTE EQUIPE EST A PART, ET QU’IL FAUT LA SAUVER

Comme l’indique Le Parisien, on ne sait donc pas si cette équipe va continuer en 2018. L’avenir paraît bien flou depuis que Jean-Yves Le Drian, grand amateur de cyclisme, n’est plus ministre de la Défense. Mais cette équipe mérite de continuer. Pour avoir vécu au sein de cette grande famille, je peux vous assurer n’avoir vécu cela dans aucune autre formation. Et tous les coureurs qui y sont passés peuvent le confirmer.

Je n’ai pas de solutions à apporter, juste un message à faire passer. Qu’une équipe cesse d’exister, cela arrive. C’est toujours dramatique, mais quand la nouvelle est donnée assez tôt, elle permet à la grande majorité des gens (coureurs et staff), de rebondir. A deux mois de la reprise de la saison, ce serait une immense catastrophe, avec une trentaine de personnes qui resteraient ainsi sur le carreau.

Croisons les doigts.

 

 

Pour que vous vous fassiez votre idée sur l’équipe de l’Armée de Terre, je vous repartage ce reportage, que j’avais réalisé en 2014 en caserne. Tout ce que je vous raconte dans ces lignes, est encore d’actualité aujourd’hui. L’ambiance, la particularité de cette équipe… Tout.

Les soldats du peloton

Ils ont beau être des soldats, leur arme principale n’est finalement qu’un vélo. L’équipe cycliste de l’Armée de Terre a écrasé la saison 2014 chez les amateurs. Mais avant d’être des coureurs, ce sont avant tout des soldats qui sont dans les pelotons toutes les semaines. Une double carrière qu’ils assument pleinement, et qui leur assure un avenir en dehors du cyclisme.

« Caporal Guyot ! Soldat 1ère classe Sinner ! » « Oui mon capitaine! » Non, nous ne sommes pas en pleine cérémonie militaire, mais bien à une remise des dossards, juste avant le départ d’une course cycliste. Une sorte de rituel pour ces coureurs de l’Armée de Terre, qui vêtus de leurs tenues de camouflage, s’apprêtent à partir en guerre contre un peloton de près de 200 unités.

L’équipe de l’Armée de Terre, c’est déjà plus de 55 victoires cette année. Et pas moins de 130 podiums. Mais aussi deux titres nationaux, et le classement général de la Coupe de France DN1. Bref, l’équipe de David Lima Da Costa a écrasé la saison 2014. Les raisons du succès de cette DN créée en 2010 sont nombreuses. On la doit d’abord à un effectif de qualité, où chacun est prêt à se sacrifier pour l’autre. Mais le succès c’est aussi grâce à un mode de vie qui ne laisse pas de place à l’approximatif.

Près de Chalons en Champagne, un jeudi ensoleillé de mai. Le samedi, es six coureurs sélectionnés devront courir un contre-la-montre par équipes de 77km, dans le cadre de la Coupe de France DN1. Ils arrivent à la caserne deux jours avant, histoire de reconnaître le circuit, et déjà d’établir une tactique en vue de la guerre prévue contre Vendée U et Nantes Atlantique. Mais l’heure n’est pas encore aux plans de bataille ; dans le réfectoire, ça se chambre, ça parle de FGI (Formation Générale Initiale), de CTE (Certificat Technique Elementaire), de permissions… Mais aussi du classement FFC, qui vient tout juste de sortir, et qui place Sinner et Guyot aux deux premières places. Ça rigole, ça se chamaille, mais dans le fond, personne n’oublie la raison de sa venue en Champagne-Ardenne : samedi, il y aura une première place du classement de la Coupe, à aller chercher. Tous ont ramené avec eux, depuis Saint-Germain-en-Laye, leurs couettes et oreillers. Leur kit de survie pour la saison tient dans une seule valise ; pas habitués au grand luxe des hôtels les veilles de course, ces soldats s’accommodent rapidement des lieux. S’amusent déjà à faire des lits en portefeuille aux petits nouveaux, regardent sur une tablette le résumé du Tro Bro Léon 2008, où leur capitaine de route, Benoît Sinner, avait terminé neuvième. Attendent sagement les massages de Cyrille et Michel en jouant au billard. « Ils sont tout le temps ensemble, explique David Lima Da Costa, directeur sportif de l’équipe, ils connaissent les parents, les fiancées et même les enfants des uns et des autres. C’est cette cohésion qui fait aussi leur force ».

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Chambre de 4, lit au carré

Plus que des coéquipiers, ce sont des frères qui partagent le même quotidien la majeure partie de l’année. Alors forcément, chacun a ses petites habitudes, entre celui qui met le plus de temps à la douche, celui qui ronfle, ou encore le gars qui ramène son seau de céréales tous les matins. A table, ça se raconte les expériences vécues à l’armée, les stages, les formations faites… ça se moque des nouveaux qui ne maîtrisent pas totalement les façons de saluer les anciens. Dans le self-service de la caserne, c’est simple, on n’entend qu’eux et leur bonne humeur. « C’est tout le temps comme ça, on s’entend très bien, et ça s’entend je crois (rires) ! Au moins on s’amuse ensemble, on n’est pas comme d’autres équipes qui ne disent rien tout le long du repas… Ce n’est pas notre style ! », raconte Benoît Sinner, 30 ans et ancien pro, « papa » du groupe, comme ils le disent si souvent.

Toutes les casernes fonctionnent de la même manière, ce qui fait ce que l’équipe est partout comme chez elle : chambres de quatre, lit au carré. Pas de télé, et repas du soir à 18h30. Bienvenue à l’armée ! Leur maison n’a pas d’adresse particulière, et change selon les destinations de courses, mais globalement l’organisation reste la même, dans un univers dont ils connaissent désormais les rouages.

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Bouhanni, Alaphilippe… Dans les rangs, avant la gloire

Le jour de course, les rires se font moins présents au moment du petit-déjeuner. A 10h30, c’est déjà l’heure des pâtes, sous le regard intrigué des quelques autres militaires présents dans la cantine. Mais c’est aussi l’occasion pour David Lima Da Costa, ou DD, comme il est affectueusement surnommé, de raconter l’histoire de l’équipe. Une histoire qui a commencé en 2001, suite à la dissolution du bataillon de Joinville, qui était réservé aux sportifs de haut-niveau. L’Armée décide tout de même de garder un pied (ou plutôt une roue) dans le cyclisme, en créant le « Team France Défense ». David Lima Da Costa y est alors le directeur sportif, mais aussi un des coureurs portant les couleurs de cette équipe de France militaire. Les soldats qui en font partie changent en fonction des sélection, et courent environ toutes les six semaines. « Petit à petit, on a commencé à marcher. A gagner de grandes courses. On a même eu Nacer Bouhanni dans nos rangs quelques temps. L’équipe de l’Armée s’est fait connaître petit à petit, et c’est là que nous est venus l’idée d’en créer une DN ». La suite, on la connaît : l’état-major donne son feu vert, et c’est bien en DN2 que l’équipe cycliste de l’Armée de Terre fait ses débuts, en 2011. Ces hommes, vêtus de tenues de camouflage, ne passent pourtant pas inaperçus dans les pelotons, et c’est bien le but de l’Armée de Terre, qui souhaite communiquer à travers son équipe cycliste. « On retrouve les mêmes valeurs dans le monde militaire que dans le vélo : la combativité, le travail, l’endurance sont des qualités nécessaires pour réussir, que ce soit dans l’Armée ou dans le cyclisme », raconte-t-il.

Les pâtes avalées, et après avoir terminé les travaux d’intérêts généraux (lavage et nettoyage des chambres occupées pendant la semaine), direction le départ de la course. Dans le bus conduit par le souriant Dominique, personne ne pipe mot. Ça lit les sites (qui ne parlent que de vélo, bien entendu), ça joue à Candy Crush, ça discute par texto. Des coureurs concentrés, comme on en croise à chaque départ de course finalement. Mais tous ne se font pas appeler par leur grade en recevant leur dossard. Pour le DS, il s’agit là d’un moment solennel, qui paradoxalement « les détend un peu. Après ça ils ont le sourire et ça les motive. Ils savent alors qu’ils ont quelque chose à faire, qu’ils en ont capables, et que s’ils en sont là ce n’est pas pour rien. » Et puis, il faut le dire, peu d’équipes peuvent se vanter d’avoir un palmarès aussi conséquent que l’équipe de l’Armée de Terre. Difficile de compter le nombre de doublés, triplés, et même quintuplés que ces hommes aux treillis gris et verts ont réalisé en trois saison, mais une chose est sûre : ils dépassent largement les dix doigts de la main. L’un des grands moments de la saison 2014 se passe sûrement à Poitiers, lors des championnats de France amateurs. Yann Guyot vient alors de remporter la plus belle victoire de sa carrière. Le Breton, tout juste gradé caporal, lève son vélo à la manière d’un vététiste, enlace ses coéquipiers. Mais l’émotion se fait surtout ressentir quand, maillot tricolore enfilé, il chante la Marseillaise, au garde-à-vous, devant ses proches et son équipe. On peut également citer le doublé de Romain Combaud sur les classiques bretonnes ; GP Bousquet le samedi, Boucles Guégonnaises le lendemain. Et bien d’autres encore… « Je dis souvent aux gars que mon salaire, c’est leurs résultats qu’ils font le week-end. Et souvent, le dimanche soir, ils viennent me dire : « DD, ce week-end, on t’a fait un bon salaire ! » »

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Trois mois consacrés aux classes

Les soldats-cyclistes termineront finalement deuxième du chrono, derrière l’équipe-réserve d’Europcar, Vendée U. Une belle performance, qui les rapproche de la tête de la Coupe de France. Dans le bus, juste après le podium, DD dirige le débriefing : « C’est bien les gars. Ça va être la guerre sur les manches qu’il reste. Il va falloir tout donner, et bien suivre la tactique qu’on aura mise en place… » A chaque fin de course, c’est le même trafic. Il y a ceux qui restent avec leurs familles, ceux qui rentrent chez eux avec d’autres équipes… Et les autres qui retournent sur Saint-Germain-en-Laye, retrouver leurs chambres de deux, où coupes, posters et fringues de vélo sont mêlés à tenue et béret militaire. « Pour ceux qui sont de service demain, rendez-vous à 9h00 pétantes au service course… Va falloir laver les voitures les gars ! » A l’arrière, les remarques fusent : « Haaaa, j’ai bien fait de poser mon congé tiens ! En plus, vous devez faire les galeries… »

En fin de saison, pas question pour ces coureurs, qui sont avant tout des soldats, de se reposer ou de lâcher totalement la bride sur les sorties alcoolisées et excès en tout genre. Et non, l’hiver, pour la plupart, rime avec formation. Certains sont déjà gradés, d’autres s’apprêtent à faire leurs premières classes cet hiver, une fois les cuissards et les vélos rangés. « Je ne recrute pas seulement des cyclistes, je recrute surtout des soldats. Les gars de l’équipe sont neuf mois sur douze cyclistes. Mais les trois mois qui restent sont consacrés aux formations militaires qu’ils doivent accomplir pour poursuivre leur cursus militaire. S’ils n’obtiennent pas leurs examens, peu importent les résultats sportifs qu’ils obtiendront, ils devront quitter l’équipe », explique David Lima Da Costa. Cette année, les formations militaires arrivant un peu plus tôt que prévu, plusieurs coureurs ont du arrêter leur saison mi-septembre, un mois avant la fin officielle des courses. Ça fait partie du contrat, comme le confirme Romain Le Roux, 22 ans, parachutiste de 1ere classe et stagiaire chez Roubaix Lille Métropole : « En janvier dernier, je n’ai pas participé au stage de l’équipe à Brignoles. Je passais au même moment mon brevet de parachutiste avec un groupe commando marine. Je n’ai pas eu de traitement de faveur par rapport aux autres militaires. »

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Il est désormais difficile pour un coureur amateur de plus de 24 ans d’espérer encore un passage chez les pros. De nombreux espoirs, déçus de ne pas avoir franchi le Rubicon, arrêtent le cyclisme, ou du moins ne persistent pas dans le haut-niveau qui était jusqu’alors le leur. Et se retrouvent sans rien, puisque n’ayant pas ou peu de formations, ayant tout consacré à leur sport, leur passion, dont ils espéraient en faire leur métier. A l’Armée, on ne retrouve pas ce risque-là. Benoît Sinner est le capitaine de route de l’équipe : « L’armée est une deuxième famille, mais aussi un deuxième travail assuré. Ça fait partie du contrat quand tu es recruté. On te propose de faire du vélo, puis de rester dans l’institution ensuite. Je sais que je resterai dans l’équipe tant qu’elle continuera d’exister. Après, si je rentre dans une école d’officiers, je mettrai un peu le vélo de côté, pour mieux y revenir par la suite. Mais dans ce cas-là, plutôt en tant que membre du staff, tout en continuant de suivre les formations pour devenir Moniteur de sport ».

Après trois ans passés au plus haut-niveau amateur, l’équipe de David Lima Da Costa vise désormais plus haut. La formation a reçu l’accord de l’état-major pour passer à l’échelon supérieur. Reste maintenant à avoir la réponse de la Ligue, qui devrait arriver courant octobre. Malgré son statut d’équipe amateur, les soldats-cyclistes ont déjà battu à plusieurs reprises des équipes professionnelles. La première, c’était d’ailleurs en 2013, pour la première étape des Boucles de la Mayenne, où des formations comme Europcar ou encore Bretagne-Séché Environnement étaient engagées… « C’est l’un de mes plus beaux souvenirs avec l’Armée, raconte David Lima Da Costa, dix kilomètres avant l’arrivée, je décide de sortir le champagne, et d’en donner aux autres équipes françaises. Tous m’ont dit « tu crois que tu as déjà gagné ? », il y avait Coquard quand même… Mais il y avait aussi Benoît Sinner dans notre équipe. J’étais sûr qu’il était capable de gagner, je le savais qu’il pouvait le faire. Il gagne brillamment la première course de niveau classe 2 de l’équipe. C’était exceptionnel. » Autre course où les coureurs aux tenues de camouflage ont tenu tête aux pros, le Tour de Bretagne 2014 : Yann Guyot remporte la première étape, et ne perdra le maillot de leader que le dernier jour… « On visait juste une étape sur cette course, résultat on gagne la première, on prend le maillot, on assume nos responsabilités toute la semaine… C’était fou ! Encore un autre grand moment vécu au sein de l’équipe, mais il y en a tellement d’autres qu’on pourrait citer… »

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Des histoires, l’équipe cycliste de l’Armée de Terre aura l’occasion d’en vivre d’autres, que ce soit chez les amateurs, ou chez les pros. Leur succès de 2014 n’est finalement qu’un aboutissement de plus de dix années de travail. Ces soldats-coureurs, au rythme et conditions de vie si particulières, ont marqué les esprits. Et, alors que la plupart ont désormais arrêté la saison, et sont dans différentes casernes pour faire leurs classes, tous ont déjà en tête 2015, et ce que cette nouvelle année pourrait leur réserver de beau. Comme l’explique Benoît Sinner, « on n’a peut-être pas de pause hivernale comme certains, mais les formations que l’on suit nous permettent d’être en forme physiquement, et d’attaquer la saison dans de très bonnes conditions ». Coureurs, soldats, ce statut atypique a souvent fait causer dans le peloton. Désormais, il y a plus de respect, au vu des résultats. David Lima Da Costa le confirme : « Aux débuts de l’équipe, j’avais prévenu les autres DS qu’il fallait me laisser deux à trois ans pour faire de cette formation une vraie machine à gagner. Je leur disais « patience, attendez voir, d’ici quelques saisons… » Résultat, trois ans plus tard, nous faisons désormais partie des meilleures équipes. Sans aucun regret, et avec toujours l’envie d’avancer ». Aussi bien sportivement, que militairement.

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